Introduction
Entre reports, nouvelles extensions de périmètre (RE2020, CEE P6) et interdictions strictes (FGAS), nous vous décryptons les 7 échéances à anticiper en 2026.
Beeldi vous livre un décryptage clair et opérationnel des échéances de 2026, avec un objectif simple : vous permettre d'anticiper, de prioriser vos actions et de piloter vos actifs pour transformer ces contraintes en opportunités.
Sommaire
- Décret BACS : le vrai du faux sur le report
- FGAS : le coup de froid irréversible dès janvier 2026
- RE2020 : l’extension qui change d’échelle en 2026
- CEE : la sixième période (P6) fait exploser les compteurs
- CSRD : la donnée bâtimentaire entre dans le reporting extra-financier
- Audits énergétiques : des exigences renforcées dès 2026
- Solarisation & végétalisation : le foncier devient productif
Décret BACS : le vrai du faux sur le report
Les obligations en matière d'automatisation et de contrôle des bâtiments (Building Automation & Control Systems - BACS) continuent d'évoluer.
Le décret n°2025-1343 du 26 décembre 2025 a officiellement repoussé plusieurs obligations initialement prévues en 2027.
Ce qui est reporté à 2030 :
- L’obligation d’équiper les bâtiments tertiaires existants (70 à 290 kW) d’un système d’automatisation et de contrôle (Décret BACS).
- L’obligation, côté résidentiel, de s’équiper de thermostats programmables.
- L’obligation de calorifugeage (isolation) des réseaux de chauffage, de refroidissement et d'Eau Chaude Sanitaire - ECS qui passent en dehors des volumes chauffés ou climatisés.
L’État parle de « souplesse » et d’alignement avec les normes européennes, pas d’un abandon.
FGAS : le coup de froid irréversible dès janvier 2026
Le Règlement européen FGAS III impose des obligations strictes au secteur du froid (climatisation, pompes à chaleur, réfrigération) et marque un tournant brutal:
Interdiction au 1ᵉʳ janvier 2026 : Il est strictement interdit d'utiliser des gaz à effet de serre fluorés (HFC, PFC, etc.) avec un Potentiel de Réchauffement Planétaire (PRP) supérieur ou égal à 2500 pour l'entretien et la maintenance des équipements de climatisation et pompes à chaleur. Pour les gestionnaires, cela implique la vérification impérative de la conformité des installations et l'anticipation de remplacements ou d'audits.
Réforme des Compétences : Le système de certification des opérateurs manipulant les fluides frigorigènes est réformé, passant de 5 à 7 nouvelles catégories d'attestations de capacité et d'aptitude (A1, A2, B, C, D, E et V). Les professionnels doivent se préparer dès 2026 aux nouvelles exigences de formation et d'outillage, pour une entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2027.
Contrôles et Récupération au 13 mars 2027 : Les fabricants de certains équipements mobiles devront s'assurer de la réalisation de contrôles d'étanchéité et veiller à la récupération, au recyclage, à la régénération ou à la destruction des gaz fluorés par des personnes certifiées.
RE2020 : l’extension qui change d’échelle en 2026
Une nouvelle étape entrera en vigueur au 1er mai 2026 pour les dépôts de permis de construire. Elle étend le périmètre de la réglementation à de nombreux bâtiments tertiaires spécifiques (médiathèques, hôtels, restaurants, commerces, établissements de santé et sportifs, etc.) ainsi qu'aux bâtiments industriels jusqu'alors partiellement couverts.
Le décret confirme également les cinq exigences clés de la RE2020 : l'optimisation de la conception énergétique (Bbio), la limitation des consommations d'énergie primaire (Cep), la réduction de l'impact carbone des consommations et des composants (Ic énergie et Ic construction), et la maîtrise de l'inconfort d'été (DH).
Ces évolutions visent à renforcer les exigences de performance énergétique et environnementale dès la phase de conception.
CEE : la sixième période (P6) fait exploser les compteurs
La 6ᵉ période des Certificats d’Économies d’Énergie démarre le 1ᵉʳ janvier 2026.
Objectif annuel porté à 1 050 TWh cumac, contre 825 auparavant et renforcé sur :
- l’industrie ;
- le transport ;
- les pompes à chaleur collectives ;
- la géothermie (aides jusqu’à x5).
Dans un contexte de fortes incertitudes budgétaires (suspension annoncée de MaPrimeRénov’), les CEE deviennent un levier encore plus stratégique pour financer les projets.
CSRD : la donnée bâtimentaire entre dans le reporting extra-financier
En 2026, les grandes entreprises devront publier leur premier rapport CSRD, sur l’exercice 2025, si elles dépassent 2 des 3 seuils suivants : 250 salariés; 40 M€ de chiffre d’affaires et 20 M€ de total de bilan. La CSRD repose sur la double matérialité : impact de l’entreprise sur l’environnement et impact des enjeux environnementaux sur la performance financière. Sans données fiables sur le patrimoine immobilier et les équipements, le reporting devient un casse-tête.
Audits énergétiques : des exigences renforcées dès 2026
Depuis le 1er octobre 2025, l’audit énergétique réglementaire est obligatoire pour toute entreprise dont la consommation annuelle moyenne d’énergie, sur les trois dernières années, atteint ou dépasse 2,75 GWh (loi DDADUE).
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026 :
- L'audit énergétique devra couvrir au moins 80 % de la consommation énergétique finale de l'entreprise, telle qu'identifiée par son numéro SIREN. Jusqu'alors, l'audit devait couvrir au moins « 80 % du montant des factures énergétiques acquittées par l'entreprise »
- De nouvelles possibilités de dérogations à l'audit réglementaire sont introduites : (mise en œuvre un système de management environnemental conforme à une norme spécifique, mise en œuvre d’un contrat de performance énergétique).
La qualité, la traçabilité et la structuration des données deviennent déterminantes.
Solarisation & végétalisation : le foncier devient productif
Toitures : le taux de couverture EnR ou végétalisation passe à 40 % au 1ᵉʳ juillet 2026 sur les bâtiments > 500 m² (bureaux, commerces, industriels, équipements publics…).
Parkings: Les parkings extérieurs existants ≥ 10 000 m² devront être équipés d’ombrières photovoltaïques sur 50 % de leur surface au 1ᵉʳ juillet 2026.
Conclusion
L’année 2026 est marquée de réglementations exigeantes pour les gestionnaires et mainteneurs du secteur de l’immobilier. Beeldi vous accompagne dans le suivi et la maîtrise, grâce à son module de conformité réglementaire, qui vous permet de :
- Identifier en un clic les obligations réglementaires qui concernent les équipements techniques.
- Agréger les documents et observations des bureaux de contrôle grâce à notre IA REGLO et connexions API
- Simplifier le suivi des visites et échéances réglementaires grâce à un dashboard intuitif qui regroupe toutes les informations.
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